منتدي السلوك العرفاني

السلام عليكم

انت غير مسجل(ه) بالمنتدي ادا كنت ترغب(ي) في الانضمام الينا فتفضل (ي) بالتسجيل

شكرا لكم

الاداره
منتدي السلوك العرفاني

العلم و القران و السنه و التصوف والسلوك و الرقيه الشرعيه و التداوي من السحر


    suite ...4....de la bible de barnabé

    شاطر
    avatar
    سيد خليل
    نائب المدير العام
    نائب  المدير العام

    ذكر
    عدد المساهمات : 123
    تاريخ التسجيل : 26/01/2011

    حصري suite ...4....de la bible de barnabé

    مُساهمة من طرف سيد خليل في الأربعاء مارس 27, 2013 12:36 am

    Chapitre 60
    L'enfer est le contraire du paradis, comme l'hiver est le contraire de l'été, et le froid du chaud. Aussi celui qui voudrait raconter les misères de l'enfer devrait voir le paradis des délices de Dieu. Oh, demeure maudite de la justice de Dieu pour la malédiction des infidèles et des réprouvés. Job, l'ami de Dieu, dit d'elle : “Là, il n'y a pas d'ordre, mais une épouvante éternelle. ” Le Prophète Isaïe dit contre les réprouvés : “ Leurs flammes ne s'éteindront jamais, et leur ver ne mourra pas. ” Et notre père David dit en pleurant : “ Il pleuvra sur eux des éclairs, flèche, soufre et grande tempête. ” Oh malheureux pécheurs, car là-bas, les mets recherchés, les vêtements précieux, les lits recherchés et les chants suaves de leurs harmonies leur donnent la nausée.
    Oh, quelle répulsion provoqueront en eux la faim dévorante, les flammes ardentes, les braises qui font se desquamer la peau, et les tourments cruels et les plaintes amères! ” Ici, Jésus poussa un gémissement pitoyable et dit : “ Vraiment, il vaudrait mieux n'être jamais né que souffrir un aussi cruel tourment! ”
    Maintenant, imaginez un homme tourmenté dans toutes le parties de son corps sans que personne ait compassion de lui et méprisé de tous. Dites-moi, cette peine ne serait-elle pas grande? ” Les disciples répondirent : “Très grande. ” Jésus dit alors : “ Eh bien, elle serait un délice en enfer, car je vous le dis en vérité, si Dieu mettait en balance toutes les peines que tous les hommes ont souffertes en ce monde et qu'ils souffriront jusqu'au jour du jugement et, d'autre part, une seule heure de peine de l'enfer, les réprouvés choisiraient sans aucun doute les tribulations de ce monde, parce que celles-ci viennent de la main des hommes, tandis que celles-là viennent de la main des diables qui n'ont aucune compassion.
    Oh, de quel feu cruel il les tourmenteront! Oh, quel froid rigoureux, sans que pour autant leurs flammes en soient modérées! Oh, quels grincements de dents! Oh, combien de sanglots et de plaintes! Hélas, misérables pécheurs! Car le Jourdain a moins d'eau que les larmes qui sortiront de leurs yeux en un seul instant. Là, les langues maudiront tout ce qui est créé ainsi que leurs père et mère, et leur créateur, qui est béni éternellement ”
    Chapitre 61
    Après ces paroles, Jésus et ses disciples se lavèrent selon la loi de Dieu inscrites au livre de Moïse et ils prièrent. ce jour-là, ses disciples, le voyant ainsi affligé, ne lui dirent rien, mais chacun était dans l'épouvante à cause de ses paroles.
    Après vêpres, Jésus ouvrit la bouche et dit :«Quel est le père de la famille qui dormirait, en sachant que le voleur veut forcer la maison? Certainement personne. Il veillerait et se tiendrait prêt à tuer le voleur. Eh bien, ne savez-vous pas, dit Jésus que Satan est comme un lion qui rôde, rugissant et cherchant à dévorer? Ainsi il cherche à faire pécher l'homme.
    Je vous le dis en vérité, si l'homme faisait comme le marchand, il ne craindrait rien ce jour là, car on le trouverait bien prêt. Il était une fois un homme qui donna de l'argent à ses voisins pour qu'ils puissent faire du commerce, et que le bénéfice soit partagé en parts égales. Certains firent donc le commerce si habillement qu'ils doublèrent l'argent; mais d'autres le dépensèrent en faveur de l'ennemi de celui qui le leur avait donné et dirent du mal de lui. Eh bien, dites-moi, quand le voisin appellera ses débiteurs pour faire les comptes, comment cela se passera-t-il? Il donnera sûrement une récompense respectable à ceux qui ont bien commercé. Quant aux autres, il s'emportera contre eux et leur fera injure. Puis il les punira comme le veut la loi. Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme, le voisin, c'est Dieu, qui a donné à l'homme tout ce qu'il a, ainsi que sa vie, afin que s'il vit bien en ce monde, Dieu en retire les louanges et l'homme la gloire du paradis. Aussi, ceux qui vivent bien doublent l'argent par leur exemple, car les pécheur se convertissent et font pénitence en voyant un tel exemple. C'est pourquoi les hommes qui vivent bien seront récompensés d'une grande récompense. mais les pécheurs scélérats qui, par leur péché, mettent au service de Satan, ennemi de Dieu, tout ce que Dieu leur a donné ainsi que leur propre vie, en blasphémant Dieu et en donnant scandale aux autres, dites-moi, quelle sera leur peine?» -«Elle sera sans mesure.» répondirent les disciples.
    Chapitre 62
    «Il faut donc que celui qui veut vivre bien, dit Jésus, prend exemple du marchand qui verrouille sa boutique et la garde jour et nuit avec grande vigilance. En revendant, il veut gagner sur tout ce qu'il a acheté, et quand il voit qu'il y perd, il ne veut plus vendre, même pas à son frère. Eh bien, faites de même, car en vérité votre âme est un marchand, et votre corps est la boutique. En effet, tout ce que l'âme reçoit et donne à l'extérieur par les sens, elle l'achète et le vend. La monnaie, en vérité c'est l'amour. Gardez-vous donc de vendre ou d'acheter avec votre amour, même la petite pensée avec laquelle vous ne gagnerez rien! Mais, soit que vous pensiez, soit que vous parliez, soit que vous agissiez, que tout soit pour l'amour de Dieu. En agissant ainsi, vous serez en sécurité en ce jour-là.
    Je vous le dis en vérité, beaucoup font des ablutions et vont prier, beaucoup jeûnent et font des aumônes, beaucoup étudient et prêchent aux autres, mais leur fin est abominable devant Dieu, parce qu'ils lavent le corps et non pas le cœur, ils demandent des lèvres et non pas du cœur, ils jeûnent et se remplissent de péchés; ils donnent aux autres ce qui n'est pas bon pour eux-mêmes afin de passer pour bons; ils étudient pour savoir parler et non pas pour agir; ils prêchent aux autres le contraire de ce qu'ils font eux-mêmes. Aussi se condamnent-ils avec leur propre lange. Vive Dieu, ceux-là ne connaissent pas Dieu avec leur cœur, car s'ils le connaissaient, ils l'aimeraient. Et comme l'homme a reçu de Dieu tout ce qu'il a, il distribuerait tout pour l'amour de Dieu ».
    Chapitre 63
    Quelques jours après, Jésus passa près d'une ville des Samaritains. Ceux-ci ne voulurent pas le laisser entrer, ni vendre du pain à ses disciples. Alors Jacques et Jean dirent :«Maître, te plaît-il que nous priions Dieu d'envoyer sur eux du feu du ciel? » Jésus répondit :«Vous ne savez pas quel esprit vous guide, c'est pourquoi vous parler ainsi, Souvenez-vous que Dieu voulait détruire Ninive parce que dans cette ville il ne trouvait personne qui craignit Dieu. Elle était si perverse que Dieu ayant appelé le Prophète Jonas pour l'envoyer à elle, il voulu s'enfuir à Tarse par crainte de ces gens. Alors Dieu le fit jeter à la mer, recueillir par un poisson et rejeter près de Ninive. Or, à sa prédication, ces gens-là se convertissent et firent pénitence si bien que Dieu en eût miséricorde. Malheur à ceux qui réclament la vengeance, parce qu'elle viendra sur eux, car tout homme a en lui matière à la vengeance de Dieu! Maintenant, dites-moi, avez-vous créé cette ville et ces gens, fous que vous êtes ? Bien sûr que non! Car toutes les créatures mises ensembles ne peuvent créer ne serait-ce qu'une nouvelle mouche à partir de rien; et c'est cela créer. Si le Dieu béni a crée cette ville et ces gens maintient encore cette ville, pourquoi voudriez-vous la détruire?
    Pourquoi donc n'as-tu pas dis : «Maître, te plaît-il que nous priions le seigneur notre Dieu de convertir ces gens à pénitence?» C'est cela la marque de mon disciple : prier Dieu pour ceux qui lui font du mal! Cela Abel le fit, lorsque son frère Caïn, maudit de Dieu, le tuait. Cela Abraham le fit pour Pharaon qui lui avait pris sa femme, et c'est pourquoi l'ange du Seigneur ne le tua pas, mais qu'il le frappa seulement d'infirmité. Cela Zacharie le fit, lorsque, par décret de roi impie, il fut tué dans le temple. Cela, Jérémie, Isaïe, Ezéchiel, Daniel et David, et tous les amis de Dieu et ses Prophètes saints le firent. Dites-moi, si votre frère tombe malade d'une folie furieuse, voudriez-vous le tuer, parce qu'il parle mal et qu'il frappe quiconque s'approche? Vous ne le feriez certainement pas, mais bien plutôt vous vous efforceriez de lui rendre la santé avec des médicaments appropriés à la maladie.
    Chapitre 64
    Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme, chez le pécheur qui persécute un homme, c'est l'esprit qui est malade. Dites-moi donc, quelqu'un se casserait-il la tête pour déchirer le manteau de son ennemi? Est-il sain d'esprit celui-là? Il se sépare de Dieu, tête de son âme, pour offenser le corps de son ennemi!
    Dis-moi, ô homme, quel est ton ennemi? C'est bien sûr ton corps ainsi que ceux qui te louent. C'est pourquoi, si tu étais sain d'esprit, tu baiserais la main de ceux qui te maltraitent et tu ferais des cadeaux à ceux qui te persécutent et te frappent fort. Et pourquoi, ô homme? Parce que tu seras persécuté et maltraité dans cette vie pour tes péchés, et moins tu le seras au jour du jugement. Mais dis-moi, ô homme, si les saints et Prophètes de Dieu ont été persécuté et diffamés par le monde alors qu'ils étaient innocents, qu'en sera-t-il de toi pécheur? Et s'ils supportaient tout avec patience et priant pour leur persécuteurs, qui dois-tu faire, ô homme, toi qui es digne de l'enfer? Dites-moi, ô mes disciples, ne savez-vous pas que Shimei maudissait le Prophète David, serviteur de Dieu, et lui jetait des pierres? Eh bien, que dit David à ceux qui voulaient tuer Shimei? «Qu'est-ce qu'il te prend, Joab, de vouloir tuer Shimei? Laisse-le me maudire, car c'est ce que Dieu veut. Il changera cette malédiction et bénédiction.» Et il en fut ainsi, car Dieu vit la patience de David et le libéra de la persécution de son fils Absalom. Même une feuille d'arbre ne s'agite pas sans la volonté de Dieu. Aussi, quand tu es dans la tribulation, ne pense pas à ce que tu endures, ni à celui qui te maltraite, mais considère combien tu mérite d'être maltraité des mains des diables de l'enfer à cause de tes péchés.
    Vous êtes en colère contre cette ville parce qu'elle n'a voulu ni vous recevoir, ni vous vendre du pain. Dites-moi, ces gens sont-ils vos esclaves? Leur avez-vous donné cette ville? Leur avez-vous donné le blé? Ou bien les avez-vous aidés à moissonner? Sûrement pas, car vous n'êtes jamais venus par ici, et vous êtes pauvres. Alors, pourquoi avez-vous parlé ainsi ?» Les deux disciples répondirent : «Seigneur, nous avons péché. Que Dieu nous pardonne!» Et Jésus dit : «Qu'il en soit ainsi!».
    Chapitre 65
    Comme la pâque approchait, Jésus monta à Jérusalem avec ses disciples et se rendit à la piscine probatique. Ce bain était appelé ainsi parce que chaque jour l'ange de Dieu en remuait l'eau, et que le premier infirme qui entrait dans l'eau après cette agitation était guéri. Un grand nombre d'infirmes se tenait donc près de la piscine qui avait cinq portiques.
    Jésus vit un malade qui était là depuis trente huit ans, souffrant de grave infirmité. L'ayant su par inspiration divine, Jésus eut pitié de cet infirme et lui dit : «Veux-tu être guéri?» L'infirme répondit : «Seigneur, je n'ai personne qui m'y plonge lorsque l'ange remue l'eau, et quand je veux entrer, il en vient un plus rapide que moi qui y entre.» Jésus leva alors les yeux au ciel et dit : «Seigneur notre Dieu, Dieu de nos pères, aie pitié de cet infirme!» Puis Jésus ajouta :«Au nom de Dieu, frère, recouvre la santé, lève-toi et emporte ton lit!» L'infirme se leva alors en louant Dieu et emporta son lit sur ses épaules.
    Il s'en allait chez lui en louant Dieu. Ceux qui le voyaient criaient :«C'est aujourd'hui le sabbat, il ne t'est pas permis de porter ton lit!» Il répondit : «Celui qui m'a guéri a dit : prends ton lit et va-t-en chez toi.» Ils dirent :«Quel est celui-là?» Il répondit : «Je ne sais pas son nom.» Alors ils disaient : «Ce doit être Jésus de Nazareth.» D'autres disaient :«Non, il est saint de Dieu, tandis que celui qui a fait cela est mauvais puisqu'il fait violer le sabbat.» Jésus s'étant rendu dans le temple et une grande foule s'étant approchée de lui pour entendre ses paroles, les prêtres se rongeaient d'envie.
    Chapitre 66
    L'un d'eux vint à lui en disant : «Bon Maître, tu enseigne bien et en vérité; aussi dis-moi, quelle récompense nous donnera-t-il au paradis?» Jésus répondit : «Tu m'appelles bon et tu ne sais pas que Dieu seul est bon, si bon que, comme dit Job, ami de Dieu, un enfant d'un jour n'est pas pur. Il dit même que les anges sont répréhensibles devant lui. Il dit que la chaire attire le péché et recueille les iniquités comme l'éponge recueille l'eau.»
    Confus, le prêtre se taisait. Jésus reprit donc :«Je vous le dis en vérité, il n'y a rien de plus périlleux que de parler. C'est pourquoi Salomon a dit :«La vie et la mort sont au pouvoir de la langue.» Se tournant vers ses disciples, Jésus dit : «Prenez garde à ceux qui vous flattent car ils vous trompent! Avec sa langue, Satan flatta nos premiers parents, mais ses paroles eurent un effet misérable. De la même manière, les sages d'Egypte flattaient Pharaon. De la même manière, Goliath flattait les Philistins. De la même manière, quatre cents faux Prophètes flattaient Achab, mais leurs louanges furent si fausses que celui qui était loué périt avec ses laudateurs. Ce n'est donc pas sans raison que Dieu dit par le Prophète Isaïe : «Mon peuple, ceux qui te flattent te trompent!» Malheur à vous, scribes et pharisiens! Malheur à vous prêtres et lévites! Parce que vous avez tellement corrompu le sacrifice du Seigneur que ceux qui viennent sacrifier croient que Dieu mange comme un homme de la viande cuite!»
    Chapitre 67
    Pourquoi leur dites-vous : apportez au temple, à votre Dieu, des moutons, des taureaux et des agneaux; n'en mangez pas, mais faites présent à Dieu de tout ce qu'il vous a donné. Et pourquoi ne leur dites-vous pas l'origine du sacrifice? Ce fut pour rappeler que la vie a été rendue au fils de notre père Abraham; pour que ne tombent dans l'oubli ni la foi, ni l'obéissance de notre père Abraham, ni les promesses qui lui furent faites par Dieu, ni la bénédiction qui lui fut donnée.
    Aussi Dieu dit-il par le Prophète Ezéchiel :«Otez-moi vos sacrifices, car vos victimes me sont en abomination.»
    C'est qu'il approche le temps de faire tout ce qu'a dit notre Dieu par le Prophète Osée : «J'appellerai élu le peuple qui n'était pas élu.» Et comme il dit dans le Prophète Ezéchiel : «Dieu fera une alliance nouvelle avec son peuple, mais non pas selon l'alliance que j'ai donnée à vos pères et qu'ils n'ont pas observée» et «il ôtera leur cœur de pierre et leur donnera un cœur nouveau.» Et tout cela sera parce que maintenant vous ne marchez pas dans sa loi. «Vous avez donc la clé et vous n'ouvrez pas, et même vous barrer la route à ceux qui veulent marcher.»
    Comme le prêtre s'en allait pour se rendre du côté du temple où se trouvait le pontife et tout lui raconter, Jésus dit : «Attends, je vais répondre à ta question.»
    Chapitre 68
    «Tu me demandes de te dire ce que Dieu nous donnera au paradis. Je te le dis en vérité, ceux qui pensent à la récompense, n'aiment pas le maître. En effet si le pasteur qui possède un troupeau de brebis voit le loup, il s'emploie à défendre ses brebis, mais le serviteur ne fait pas ainsi. Quand il voit le loup, il abandonne ses brebis et s'enfuit. Vive Dieu, en présence de qui je me tiens, si le Dieu de nos pères était votre Dieu, vous ne penseriez pas à dire : qu'est ce que Dieu me donnera! Mais vous diriez comme David, son Prophète : «Que donnerai-je à Dieu pour tout ce qu'il m'a donné?»
    Je vous parlerai par comparaison afin que vous me compreniez. Il était une fois un roi qui trouva sur une route un homme dépouillé par les voleurs et grièvement blessé. Il en eut compassion. Aussi ordonna-t-il ses serviteurs de porter cet homme à la ville et de le soigner, ce qu'ils firent en toute diligence. Le roi se prit d'un si grand amour pour le blessé qu'il lui donna pour femme sa propre fille et qu'il le fit son héritier.
    Assurément le roi fut souverainement miséricordieux. Mais l'homme frappa les serviteurs, dédaigna les remèdes, insulta son épouse, dit du mal du roi et incita ses sujets à se rebeller. Quand le roi lui demandait un service, il disait : «Que me donnera le roi en récompense?» Ce qu'entendant, que fit le roi à un tel ingrat?» Ils répondirent tous : «Malheur à lui, car le roi le priva de tout et le punit atrocement.»
    Jésus dit alors : «Prêtres, scribes et pharisiens, et toi pontife qui entends ma voix, je vous annonce ce que Dieu vous dit par son Prophète Isaïe : «J'ai nourri des serviteurs et je les ai exaltés, mais eux m'ont méprisé!» C'est notre Dieu, ce roi qui trouvera Israël en ce monde plein de misères et qui le confia à ses serviteurs, Joseph, Moïse, et Aaron, pour en prendre soin. Notre Dieu éprouva tant d'amour pour le peuple d'Israël qu'il flagella l'Egypte, engloutit Pharaon, dispersa cent vingt rois de Canaan et Madian, et qu'il lui donna sa loi en le faisant hériter de tout le territoire qu'habite notre peuple.
    Mais comment se comporte Israël? Combien de Prophètes n'a-t-il pas tués? Combien de prophéties n'a-t-il pas contaminées? N'a-t-il pas violé la loi de Dieu? Combien même ont quitté Dieu pour aller servir les idoles à cause de votre scandale, ô prêtres! Ne déshonorez-vous pas Dieu par votre manière de vivre? Et vous me demandez maintenant ce que Dieu vous donnera au paradis! Vous auriez dû me demander ce quelle sera la peine que Dieu vous donnera en enfer et quelle vraie pénitence vous devez faire pour que Dieu aie pitié de vous. Cela, je peux vous le dire, et c'est pour cela que je vous ai été envoyé.
    Chapitre 69
    Vive Dieu en présence de qui je me tiens, de moi vous ne recevrez pas flatterie mais vérité. Or, je vous le dis, repentez-vous et revenez à Dieu comme firent nos pères après avoir péché et n'endurcissez pas votre cœur!» A ces paroles, les prêtres se consumaient de rage, mais par crainte du peuple, ils ne soufflèrent mot.
    Jésus ajouta : «Docteurs, scribes, pharisiens et prêtres, dites-moi, vous voulez des chevaux comme les chevaliers, mais vous ne voulez pas aller à la guerre. Vous voulez de beaux vêtements comme les dames, mais vous ne voulez pas filer, ni nourrir de enfants. Vous voulez les fruits des champs mais vous ne voulez pas cultiver la terre. Vous voulez du poisson de mer, mais vous ne voulez pas aller à la pêche. Vous voulez l'honneur comme citoyens, mais vous ne voulez pas les charges publiques. Vous voulez dîmes et les prémices comme prêtres, mais vous ne voulez pas servir Dieu en vérité. Puisqu'ici bas vous voulez tous les biens sans aucun mal, qu'est ce que Dieu fera de vous? En vérité je vous le dis, il vous donnera un lieu où vous aurez tous les maux sans aucun bien!»
    Après ses paroles, on présenta à Jésus un possédé qui ne parlait pas, ne voyait pas et n'entendait pas. Ayant vu leur foi, Jésus leva les yeux au ciel et dit :«Seigneur, Dieu de nos pères, aie pitié de cet infirme et donne-lui la santé, pour que ce peuple sache que tu m'as envoyé!» Cela dit, Jésus commanda à l'esprit de s'en aller, en disant : «En vertu du nom de Dieu notre Seigneur, sors, mauvais, de l'homme.» L'esprit s'en alla et le muet parla et vit avec ses yeux.
    Chacun fut rempli de crainte, mais les scribes dirent : «C'est en vertu de Belzebul, prince des démons, qu'il chasse les démons!» Jésus dis alors : «Tout royaume divisé en lui-même se détruit et les maisons tombent l'une sur l'autre. Si c'était en vertu de Satan que je chassais Satan, comment son royaume tiendrait-il? Et si vos fils chassent satan par les écritures que leur donna le Prophète Salomon, ils témoignent que je chasse satan en vertu de Dieu. Vive Dieu, le blasphème contre l'Esprit Saint est irrémissible en ce siècle et dans l'autre, parce que le méchant se condamne volontairement lui-même, en connaissant sa condamnation.» Après ces paroles, Jésus sortit du temple et le peuple le glorifiait. Aussi lui amenèrent-il tous les malades qu'ils purent rassembler. Ayant prié, Jésus rendit à tous la santé.
    Or, ce jour-là, à Jérusalem, à l'instigation de Satan, l'armée romaine commença à inciter le peuple à dire que Jésus était Dieu d'Israël et qu'il était venu visiter son peuple.
    Chapitre 70
    Parti de Jérusalem après la pâque, Jésus entra dans le territoire de Césarée de Philippe. L'ange lui ayant raconté la sédition qui commençait dans le peuple, il interrogea ses disciples : «Qu'est ce que les hommes disent de moi ?» Ils répondirent : «Certains disent que tu es Elie, d'autres que tu es Jérémie, d'autres encore l'un des anciens Prophètes.» Jésus reprit : «Et vous, que dites-vous que je suis ?» Pierre répondit : «Tu es le Christ, fils de Dieu!»Jésus se fâcha alors et le reprit avec colère :«Va-t-en loin de moi, car tu es le diable et tu cherches à m'entraîner au mal.» Et il menaça les onze :«Malheur à vous qui le croyez, car j'ai demandé à Dieu une grande malédiction à ceux qui le croiront.» Et il voulait chasser Pierre. Alors les onze prièrent Jésus pour lui, et Jésus ne le chassa pas, mais il le réprimanda de nouveau en disant : «Prends gardes de ne plus prononcer ces paroles, parce que Dieu te réprouverait ». Pierre pleura et dit : «Seigneur, j'ai parlé comme un sot. Prie Dieu qu'il me pardonne!»
    Jésus dit alors : «Si Dieu n'a pas voulu se montrer à Moïse son serviteur, ni à Elie qu'il aimait tant, ni à aucun Prophète, pensez-vous que Dieu se montrerait à cette génération incrédule ? Ne savez-vous pas que Dieu a tout créé d'une seul parole à partir de rien et que tous les hommes tirent leur origine d'un peu de boue ? Comment donc Dieu pourrait-il avoir quelque ressemblance avec l'homme ? Malheur à ceux qui se laissent tromper par Satan!»
    Cela dit, Jésus pria Dieu pour Pierre, tandis que les onze et Pierre pleuraient et disaient : «Qu'il en soit ainsi! qu'il en soit ainsi, Seigneur notre Dieu béni!» Ensuite Jésus s'en alla en Galilée, pour que se dissipe l'opinion insensée que le peuple commençait à se faire de lui.
    Chapitre 71
    Dès que Jésus fut dans sa patrie, la nouvelle se répandit à travers toute la Galilée que le Prophète Jésus était venu à Nazareth. On alla donc chercher en toute hâte les malades et on les lui présenta en le priant de les toucher de ses main. La multitude était telle qu'un riche frappé de paralysie, ne pouvant se faire passer par la porte, se fit porter sur le toit de la maison où se trouvait Jésus. Ayant fait découvrir le toit, il se fit descendre avec des draps devant Jésus qui demeura quelques instants sans rien faire. Puis il dit : «Ne crains pas, frère, car tes péchés sont pardonnés!»
    Tous furent scandalisés de l'entendre. Ils disaient :«Quel est celui-là qui pardonne les péchés?» Jésus dit alors : «Vive Dieu, je ne peux pas pardonner les péchés, ni aucun homme, mais seul Dieu pardonne! Pourtant, comme serviteur de Dieu, je peux prier pour les péchés des autres. J'ai donc prié pour cet infirme et je suis sûr que Dieu a exaucé ma prière. Aussi, afin que vous sachiez la vérité, je dis à cet infirme : «Au nom du Dieu de nos pères, Dieu d'Abraham et de ses fils, lève-toi, guéri.»Dès que Jésus eut prononcé ces paroles, l'infirme se leva guéri, et il glorifiait Dieu.
    La foule demanda alors à Jésus de prier pour les malades qui se trouvaient dehors, et Jésus sortit vers eux. Les mains levées, il dit : «Seigneur Dieu des armées, Dieu vivant, Dieu vrai, Dieu saint, Dieu qui ne mourra jamais, aie pitié d'eux!» Et chacun répondit :«Amen!» Cela dit, Jésus imposa les mains aux infirmes, qui recouvrèrent la santé. Et ils glorifiaient Dieu en disant :«Dieu nous a visités par son Prophète! Dieu nous a envoyé un grand Prophète.»
    Chapitre 72
    Durant la nuit, Jésus dit en secret à ses disciples :«En vérité, je vous le dis, Satan veut vous passer au crible comme on fait pour le forment. Mais j'ai prié Dieu pour vous, et seul celui qui me tend des embûches périra.» Jésus dit cela pour Judas, parce que l'ange Gabriel lui avait dit comment Judas frayait avec les prêtres et leur rapportait tout ce que disait Jésus.
    Celui qui écrit ceci s'approcha de Jésus en pleurant et dit : «Maître, dis-moi qui te trahit!» Jésus répondit : «Barnabé, ce n'est pas encore l'heure que tu le saches, mais bientôt on découvrira le scélérat, car je quitterai ce monde.» Les apôtres pleurèrent alors en disant : «Maître, pourquoi veux-tu nous abandonner? Il vaut bien mieux que nous mourrions plutôt que d'être abandonnés de toi!»Jésus répondit : «Que votre cœur ne se trouble pas et ne s'effraie pas, car ce n'est pas moi qui vous ai créé. C'est Dieu, notre créateur qui vous a créés. Lui vous gardera. Quant à moi, je suis venu dans ce monde pour préparer la voie au Messager de Dieu qui portera le salut au monde.
    Mais prenez garde d'être trompés, car beaucoup de faux Prophètes viendront qui pilleront mes paroles et contamineront mon Evangile.» André dit alors : «Maître, dis-nous à quel signe nous le reconnaîtrons!»Jésus répondit : «Il ne viendra pas de votre temps, mais bien des années après vous, quand mon Evangile sera si effacé qu'il ne restera plus qu'à peine trente fidèles. En ce temps-là, Dieu aura pitié du monde.
    Alors il enverra son Messager, sur la tête duquel se posera une nuée blanche. Aussi sera-t-il reconnu par un élu de Dieu et il sera manifesté par lui au monde. Il viendra avec une grande puissance contre les impies et il détruira l'idolâtrie sur la terre. Je me réjouis de ce que notre Dieu sera connu et glorifié par lui, et qu'on reconnaîtra que je suis véridique. Alors il tirera vengeance de ceux qui diront que je suis plus qu'un homme. En vérité, je vous le dis, dans son enfance la lune bercera son sommeil et, devenu grand, il la saisira dans ses mains.
    Que le monde se garde de le chasser sous prétexte qu'il tue les idolâtres, parce que Moïse, serviteur de Dieu, et Josué en tuèrent beaucoup. Ils ne pardonnèrent pas aux villes, ils les brûlèrent et tuèrent les enfants, car à vieille plaie, on met le feu.
    Il viendra avec la vérité, plus claire que celle de tous les Prophètes et il réprouvera ce dont le monde fait mauvais usage. Les tours de la cité de notre père se salueront d'allégresse. Et quand on verra l'idolâtrie tomber à terre et me reconnaître homme comme les autres hommes, je vous le dis en vérité, le Messager de Dieu sera venu.
    Chapitre 73
    Je vous le dis en vérité, si à l'avenir Satan vous tente, c'est que vous êtes les amis de Dieu. Personne en effet ne donne l'assaut à ses propres cités. Si Satan faisait chez vous à sa guise, il vous laisserai courir à votre gré, mais il sait que vous êtes ses ennemis, il fera tout son possible pour vous faire périr. Pourtant ne craignez pas, il sera contre vous comme un chien attaché, car Dieu a exaucé ma prière.»
    Jean dit : «Maître, non seulement pour nous, mais pour ceux qui croiront à l'évangile, montre-nous comment le vieux tentateur dresse ses embûches à l'homme?»Jésus répondit : «L'impie tente quatre manières. La première, quand il tente par lui-même en pensées, la deuxième, quand il tente en paroles et en actes par ses serviteurs. la troisième, quand il tente par une fausse doctrine. Et la quatrième, quand il tente par de fausses visions. Oh, comme l'homme doit être prudent! D'autant plus que la chaire de l'homme est favorable à Satan! Elle aime le péché comme celui qui a la fièvre aime l'eau.
    Je vous le dis en vérité, si l'homme craint Dieu, il aura la victoire complète. Comme le dit David, son Prophète :«Dieu t'enverra ses anges; ils garderont si bien tes voies que le diable ne te nuira pas. Car mille tomberont à ta gauche et dix mille à ta droite, mais ils n'approcheront pas de toi.»Bien plus, par le même David, notre Dieu nous promet dans son grand amour de nous garder en disant : «Je te donnerai la raison qui t'enseignera, et sur les routes où tu chemineras, je fixerai les yeux sur toi.» Mais que dis-je? Il a dit lui-même par Isaïe : «Est-il possible que la mère oublie l'enfant de ses entrailles? Eh bien, je te le dis, même si elle l'oubliait, moi je ne t'oublierai pas!» «Dites-moi qui donc craindra Satan en ayant les anges pour gardiens et Dieu vivant pour protecteur? Il faut néanmoins comme le dit le Prophète Salomon que toi, mon fils, qui es allé servir Dieu, tu prépare ton âme aux tentations. Je vous le dis en vérité, pour ne pas pécher contre Dieu son créateur, l'homme devrait examiner ses propres pensées. comme le banquier examine une pièce de monnaie.
    Chapitre 74
    Il y a eu et Il y a encore dans le monde, des hommes qui soutiennent qu'il n'y a pas de péché de pensée. Leur erreur est très grande. Dites-moi : Comment Satan pécha-t-il? Il pécha certainement en pensant qu'il était plus digne que l'homme. Salomon pécha en pensant inviter à manger toutes les créatures de Dieu, mais un poisson le corrigea en mangeant tout ce qu'il a préparé. Ce n'est donc pas sans raison que notre père David dit : «S'exalter dans son propre cœur établit dans la vallée des larmes.» Et pourquoi donc Dieu crie-t-il par Isaïe son Prophète :«Otez vos mauvaises pensées de devant mes yeux »?Mais dans quel but Salomon dit-il donc : «Avec toute ta garde, garde ton cœur »? Vive Dieu, en présence de qui se tient mon âme : tout cela est dit contre les mauvaises pensées par lesquelles on commet le péché sans penser.
    Dites-moi donc, quand l'agriculteur plante sa vigne, n'enfouit-il pas profondément les plantes? Bien sûr! Eh bien, Satan fait de même. Quand il plante le péché, il ne s'arrête pas à l'œil, ou à l'oreille, mais il va jusqu'au cœur qui est la demeure de Dieu. Comme Dieu dit par Moïse, son serviteur : «J'habiterai en eux afin qu'ils marchent dans ma loi ». Dites-moi donc, si le roi Hérode vous donnait à garder une maison dans laquelle il voudrait habiter, laisseriez-vous son ennemi Pilate y entrer ou y déposer ses affaires? Certainement pas! Eh bien, encore moins devez-vous laissez Satan entrer dans votre cœur et y déposer ses pensées, puisque notre Dieu vous a donné en garde votre cœur qui est sa demeure!
    Regardez donc comme le banquier examine la pièce de monnaie : l'effigie de César est-elle exacte, l'argent est-il bon ou faux, fait-elle le poids? Et il la retourne beaucoup dans sa main. Hélas, monde fou! tu es si prudent dans tes affaires qu'au dernier jour tu reprendras les serviteurs de Dieu et tu les taxeras de négligence et d'inattention car tes serviteurs sont sans aucun doute plus prudents que ne le sont les serviteurs de Dieu! Or, dites-moi quel est celui qui examine une pensée comme fait le banquier pour un denier d'argent? Personne, certainement!»
    Chapitre 75
    Jacques dit alors : «Maître, comment peut-on examiner une pensée comme on examine un denier?» Jésus répondit : «Dans ta pensée, le bon argent, c'est la piété, parce que toute pensée impie vient du diable. L'effigie exacte, c'est l'exemple des saints est des prophètes que nous devons imiter. Le poids de la pensée, c'est l'amour de Dieu pour lequel on doit tout faire. C'est pourquoi l'ennemi vous enverra des pensées impies contre le prochain, conformes au monde pour corrompre la chair, et des pensées d'amour terrestre pour corrompre l'amour de Dieu.»
    Barthélémy demanda :«Maître, que devons-nous faire pour penser peu afin de ne pas tomber dans le péché? » Jésus répondit: «Deux choses vous sont nécessaires. La première est de vous exercer beaucoup et l'autre est de parler peu. L'oisiveté en effet est une est une sentine ou toutes les pensées impures se rassemblent est le bavardage est une éponge qui recueille des injustices. Aussi est-il nécessaire non seulement que vos actions tiennent le corps occupé, mais encore que l'âme soit occupée par la prière car il ne faut jamais se soustraire à la prière.
    Je vous le dis par comparaison : il était une fois un homme qui payait mal et pour cette raison personne de ceux qui le connaissaient ne voilait aller travailler ses champs. Ce méchant-là dit alors : «J'irai moi-même sur la place trouver les oisifs qui ne font rien et ils viendront travailler dans ma vigne.» Cet homme sortit de chez lui et trouva beaucoup d'étranger qui étaient sans travail et sans argent. il leur parla et les conduisit à sa vigne, mais en vérité, personne de ceux qui le connaissaient et avaient de quoi s'occuper n'y alla. Ce mauvais payeur, c'est satan; il donne de la besogne et pour son service l'homme reçoit les flammes éternelles. Or il est sorti du paradis et il est à la recherche d'ouvriers. Il est sûr qu'il ébauche pour ses travaux les oisifs, quels qu'ils soient, mais surtout ceux qui ne le connaissent pas. Il ne suffit pas du tout de connaître le mal pour l'éviter, mais il faut faire le bien pour l'emporter sur lui.»
    Chapitre 76
    Je vous le dis par comparaison : il était une fois un homme qui avait trois vignes : il les confia à trois agriculteurs. Le premier ne savait pas cultiver la vigne; elle ne produisit que des feuilles. le deuxième enseignait au troisième comment on doit cultiver les vignes; ce dernier écoutait très bien ses propos et cultiva sa vigne comme il le lui avait dit. Si bien que la vigne du troisième produisit beaucoup. Mais le deuxième laissa sa vigne sans la cultiver et n'employa son temps qu'a parler.
    Le temps venu de payer le loyer au patron de la vigne, le premier dit :«Maître, je ne sais comment on doit cultiver la vigne, je n'ai donc rien récolté cette année!» Le maître répondit : «Insensé! tu n'étais pourtant pas seul au monde! pourquoi n'as tu pas demandé conseil à mon deuxième vigneron qui sait bien cultiver la terre? Pour sûr, tu me le paieras!» Sur ces mots, il le condamna à travailler en prison jusqu'à ce qu'il ait payé son patron. Celui-ci prit de pitié à cause de sa simplicité, le libéra en disant : « Va-t-en je ne veux plus que tu travailles à ma vigne ! Je te remets ta dette, et que cela te suffise !»
    Le deuxième arriva, le patron lui dit : «Que mon vigneron soit le bienvenu! Où sont les fruits que tu me dois ? Tu sais si bien émonder les vignes que la vigne que je t'ai confiée aura certainement bien produit!» Le deuxième répondit : «Maître, ta vigne est debout! car je n'ai pas taillé les branches ni détruit le terrain! Mais la vigne n'a pas produit de fruit, je puis donc pas te payer!»
    Alors le patron appela le troisième et dit avec étonnement : «Tu me disais que cet homme à qui j'ai confié la seconde vigne t'a parfaitement enseigné à cultiver la vigne que je t'ai confiée; comment se fait-il donc que la vigne que je lui ai confiée n'a pas donné de fruit, l'ensemble ne fait pourtant qu'un seul terrain?» Le troisième répondit :«Maître, les vignes ne se cultivent pas seulement avec des paroles; celui qui veut leur faire produire du fruit doit chaque jour suer sang et eau. Comment la vigne de ta vigneron produirait-elle du fruit, Maître, s'il ne fait rien d'autre que perdre son temps à parler? Il est certain, que s'il avait traduit ses paroles en action, il t'aurait donné le revenu de la vigne pour cinq ans, puisque moi qui ne sait pas tellement parler, je t'ai donné le loyer pour deux ans! » Le patron se mit en colère et avec mépris il dit au vigneron : « Ah! tu as fait beaucoup en n'enlevant pas les ceps et ne ratissant pas la vigne! »
    Il faut donc te donner une récompense ! »
    Ayant appelé ses serviteurs, il le fit battre sans nulle pitié. Puis il le mit en prison sous la garde d'un cruel serviteur qui le bat chaque jour. Jamais il ne voulut le libérer, même à la prière de ses amis.
    Chapitre 77
    Je vous le dis en vérité, au jour du jugement, beaucoup diront à Dieu : « Seigneur, nous avons prêché et enseigné pour ta loi ». Le pierres elles-mêmes crieront contre eux : « Lorsque vous prêchiez aux autres, vous vous êtes condamnés avec votre propre langue, ouvriers d'iniquité!» « Vive Dieu, dit Jésus, celui qui connaît la vérité et qui agit en sens contraire, sera puni d'une peine si grave que Satan en aura presque pitié! Or dites-moi, notre Dieu nous a-t-il donné la loi pour connaître ou pour agir? Je vous le dis en vérité, toute science a pour but la sagesse et celle-ci agit autant qu'elle connaît.
    Dites-moi, si quelqu'un s'asseyant à table, voyait de ses yeux des mets recherchés, mais choisissait de ses mains des choses impures et les mangeait, ne serait-il pas fou? » - «Oui, bien sûr! » répondirent les disciples, Jésus dit alors : «O fou plus que tout autre, fou es-tu, toi, homme, qui connais le ciel par ta raison et qui choisis la terre avec tes mains! Par la raison, tu connais Dieu, et par le désir tu veux le monde! » Par la raison tu connais les délices du paradis, et par tes oeuvres tu choisis les misères de l'enfer! Brave soldat vraiment celui qui marche de nuit désire une lumière elle-même, mais pour voir la bonne route afin de se rendre à l'auberge en sécurité?
    Oh monde misérable qu'il faut mépris et abhorrer mille fois; notre Dieu, par ses saints prophètes, a toujours voulu lui faire connaître le chemin pour se rendre à la patrie et à son repos ! Mais toi, mauvais, non seulement tu ne veux pas marcher, mais, ce qui est pire, tu méprises la lumière! Il est vrai le proverbe du chameau qui n'aime pas boire de l'eau claire/parce qu'il ne veut pas voir sa laide figure.
    Ainsi fait l'impie qui agit mal parce qu'il hait la lumière, afin que ne soient pas connues ses mauvaises actions. Mais celui qui reçoit la sagesse et qui, non seulement n'agit pas bien, mais, ce qui est pire, la fait servir au mal, est comme celui qui emploierait les biens (qu'il a reçus) à tuer celui qui les lui a donnés.
    Chapitre 78
    Je vous le dis en vérité, Dieu n'éprouva pas de pitié à la chute de satan, mais il en éprouva à la chute d'Adam. Et que cela vous suffise pour connaître l'état malheureux de celui qui connaît le bien et qui fait le mal.»
    André dit alors : «Maître, il est bon de cesser d'étudier pour ne pas tomber dans un tel état.»Jésus répondit : «S'il est bon que le monde soit sans soleil, l'homme sans yeux et l'âme sans raison, alors il est moins bon pour la vie temporelle que l'étude pour la vie éternelle! ne savez-vous pas que c'est un précepte de Dieu que d'étudier? Dieu dit en effet : «Interroge tes anciens et ils t'enseigneront! » Et de la loi, Dieu dit :«Fais en sorte que mon précepte soit devant tes yeux et penses-y, que tu sois assis, en marche ou e tout temps»! Jugez donc vous-mêmes S'Il est bon de ne pas étudier! Oh. qu'il est malheureux celui qui méprise la sagesse, il est sûr de manquer la vie éternelle! »
    Jacques dit : «Maître, nous savons que job n'a pas appris d'un maître, Abraham non plus, et néanmoins ils devinrent saints et prophètes! » Jésus répondit :«Je vous le dis en vérité, celui qui appartient à la maison de l'époux n'a pas besoin d'être invité aux noces, car il habite la maison où ont lie les noces, mais ceux qui sont loin de la maison en ont besoin. Or, ne savez-vous pas que les prophètes de Dieu sont dans la maison de la grâce et de la miséricorde de Dieu? Aussi la loi de Dieu est-elle manifeste en eux. Comme dit à ce propos David, notre père : «La loi de son Dieu est dans son coeur, aussi sa route ne sera pas défoncée.»
    Je vous le dis en vérité, en créant l'homme, notre Dieu non seulement le créa juste, mais il lui mit au coeur une lumière qui lui montrerait qu'il convient de servir Dieu. Bien que cette lumière se soit obscurcie après le péché, elle ne s'est pas éteinte. Ainsi tous les païens ont ce désir de servir Dieu et qu'ils servent les dieux faux et menteurs. Il faut donc que l'homme soit enseigné par le prophètes de Dieu. Ils ont en effet la claire lumière pour enseigner la route qui mène au paradis, notre patrie, en servant bien Dieu, de même qu'il est nécessaire que soit guidé et aidé celui qui a les yeux malades.
    Chapitre 79
    Jacques dit : «Comment les prophètes nous enseigneront-ils, s'ils sont morts? Et comment celui qui ne connaît pas les prophètes sera-t-il enseigné?» Jésus répondit : «leur doctrine est écrite et il faut l'étudier : elle te tient lieu de prophète. En vérité, je vous le dis, celui qui méprise la prophétie, méprise non seulement le prophète, mais il méprise aussi Dieu qui l'a envoyé comme prophète. Quant à ceux qui, comme les païens, ne connaissent pas le prophète, je vous le dis, s'il y a, en ces régions, un homme qui vit comme son cœur le lui dit sans faire aux autre ce qu'il ne veut pas recevoir d'eux mais qui donne au contraire à son prochain ce qu'il veut en recevoir, un tel homme ne sera pas abandonné par la miséricorde de Dieu. A sa mort, sinon plutôt Dieu lui montrera miséricordieusement et lui donnera sa loi. Pensez-vous peut-être que Dieu a donné sa loi pour l'amour de la loi? Certainement pas! mais Dieu a donné la loi pour que l'homme fasse le bien pour l'amour de Dieu. Si donc Dieu trouve un homme qui, pour son amour, fait le bien, le méprisera-t-il? Certes non! Au contraire, il l'aimera plus que ceux aux quels il a donné la loi.
    Je vous le dis par comparaison : il était une fois un homme qui avait de grand biens, Dans son domaine il y avait un sol aride qui ne produisait que des plantes stériles. Un jour qu'il marchait en ce désert, parmi ses plantes stériles, il trouva une qui portait de beaux fruits. Cet homme dit alors : «Comment cette plante produit-elle des fruits aussi beaux? Je ne veux certes pas qu'on la coupe ni qu'on la mette au feu avec les autres.» Ayant appelé ses serviteurs, il la fit transplanter dans son jardin. C'est ainsi, vous dis-je, que notre Dieu préservera des flammes de l'enfer ceux qui agissent selon la justice, où qu'ils soient.

      الوقت/التاريخ الآن هو الأحد ديسمبر 17, 2017 3:08 pm